Grosse bagarre dans le Top 10

Posted on jan 10, 2013 in AKENA Vérandas
Grosse bagarre dans le Top 10

Une lutte à tous les niveaux  

Bien chanceux celui qui peut déjà prédire l’ordre d’arrivée de ce Vendée Globe car si, en tête de flotte, les débats sont intenses derrière la lutte pour les places d’honneurs est tout aussi spectaculaire. En effet, 855 milles séparent actuellement le leader du Vendée Globe, François Gabart, du 4ème Alex Thomson. Derrière en cinquième position, Jean Le Cam cumule un retard de plus de 1100 milles sur son prédécesseur et possède une avance de près de 300 milles sur l’actuel 9ème du classement, Arnaud Boissières. Par conséquent si le podium du Vendée Globe se joue entre quatre bateaux (Macif, Banque Populaire, Virbac Paprec 3 et Hugo Boss) derrière c’est la cinquième place qui est sur le marché avec cinq potentiels acquéreurs (Synerciel, Gamesa, Mirabaud, Acciona et AKENA Vérandas). Certes, Jean Le Cam et Mike Golding semblent les mieux lotis pour le moment mais les trois lurons de derrière n’ont pas dit leur dernier mot. En effet, il parait bien loin le temps où près de 1500 milles séparaient Arnaud de Jean Le Cam. Actuellement bloqués dans une zone anticyclonique, ces cinq hommes vont devoir user de stratagèmes, faire preuve d’une pugnacité sans faille et peut-être même d’audace pour sortir gagnant de cette grande bagarre d’autant que les obstacles sur la route ne manquent pas entre l’anticyclone de St-Hélène, le Pot au Noir, l’anticyclone des Açores et le Golfe de Gascogne. Les hypothèses sont nombreuses. Une seule certitude, l’Atlantique tranchera.

La guerre de trois  

Acciona, AKENA Vérandas, Mirabaud ou encore Mirabaud, Acciona, AKENA Vérandas… Depuis ce week-end, ces trois bateaux occupent quasiment à tour de rôle la 7ème, 8ème et 9ème place du classement, une véritable valse des positions. Les trois skippers naviguent dans un mouchoir de poche le long des côtes de l’Amérique du Sud. Seulement 12 milles séparent Dominque Wavre, 7ème d’Arnaud Boissières, 9ème. Pour ces trois mousquetaires, la priorité est donc de toucher plus de vent que le voisin. Evident non ? Sauf quand les bulles anticycloniques jouent les filles de l’air. Une bonne fille pour l’un puis pour l’autre ce qui explique la variabilité du classement entre le trio. La faute uniquement à la chance ? Oh que non car chacun a choisi sa place sur le plan d’eau : pour Arnaud c’est la gauche c’est-à-dire l’ouest. « J’essaie d’aller le plus vite vers le nord en me disant que je serai peut-être le plus vite arrêté mais j’espère le plus vite reparti » précise Arnaud. Alors à l’ouest du nouveau ? On le saura bientôt.

Interview d’Arnaud :

Ça n‘a rien à voir avec les conditions que nous avons eues il y a quelques jours. Là c’est une mer plate, ciel bleu et un vent qui a un peu tourné cette nuit, un petit vent de 15 nœuds travers. On remonte tout doucement vers le nord pour avoir des conditions délicates la nuit prochaine avec du vent faible et une rotation de vent à nouveau mais à part ça tout va bien. Il y a eu des choix tactiques de faits hier dans l’après-midi entre nous trois. Décalage à l’Est ou pas. Maintenant on fait une route tous les trois plus ou moins Nord. Pour moi c’est risqué d’aller trop à l’Est pour l’instant. Moi je fais du Nord pour aller vers du vent faible avec une rotation et du vent qui va basculer à l’Est demain, à la recherche du vent perdu. J’essaie d’aller le plus vite vers le nord en me disant que je serai peut-être le plus vite arrêté mais j’espère le plus vite reparti. Je suis un peu fatigué de ma nuit car je n’ai pas dormi à cause des rotations de vent. Oui il y a des petits bobos comme les mains abimées ou encore un bleu à la cuisse mais à part ça tout va bien pour attaquer la remontée vers le Brésil.

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